Réflexions pour un programme municipal pour Champigny 2007-2012

Publié le par soret

COLLECTIF GAUCHE ALTERNATIVE/ CHAMPIGNY ET ENVIRONS
 
Réflexions pour un programme municipal pour Champigny 2007-2012
 
   
Propositions en matière d’écologie
 
Une critique écologique conséquente s’attaque aux fondements du capitalisme en mettant en cause sa logique productiviste.
Notre action s’inscrit donc dans la perspective d’un autre développement.
 
Nos priorités :
 
-         La défense et la promotion de l’agriculture paysanne et de l’agriculture biologique, passe par le soutien efficace aux initiatives de circuits courts … Amap Recensement des initiatives existantes, diffusion des informations, engagement formel à les aider et les soutenir effectivement.
-         Nous proposons également de promouvoir l’utilisation des produits issus de l’agriculture biologique dans les restaurants scolaires en recherchant la participation d’agriculteurs bio le moins éloignés possible de la commune.
-         Nous déclarons la commune hors OGM.
-         La ville a des atouts non négligeables: géothermie, parc du Plateau, capteur solaire piscine Delaune, Déchetterie, isolation thermique de nombreux H.L.M. Mais il faut continuer et développer ces actions, par ex en prenant des mesures incitatives pour favoriser le compostage dans les jardins publics et privés, entraînant ainsi une diminution importante des ordures ménagères, et développer l'expérience lancée sur la récupération d'eau potable.
-         Nous préconisons une politique globale d’économie et de recours aux énergies renouvelables, ainsi qu’aux technologies alternatives, notamment dans les bâtiments publics et le parc immobilier social. Un groupe de techniciens pourrait être mis à la disposition des conseils syndicaux et des bailleurs sociaux afin d’apporter leur aide sur les énergies non polluantes, les projets de terrasses végétalisées, etc.
-          
Ville hors OGM et Hors AGCS:
-         Le groupe Attac apprécie très positivement les vœux votés par le Conseil municipal sur ces deux thèmes qu'elle a contribué à faire connaître. Nous souhaitons qu'elle aille plus loin en posant aux entrées de la ville des panneaux qui indiquent ces prises de position comme l'a fait Pontault-Combault
 
- Quelle circulation?:
 
-         Nous souhaitons la mise en place de pistes cyclables nombreuses et envisageons la possibilité de mettre en place un prêt municipal de vélos.
-         Nous souhaitons une politique très active de développement des transports en commun en concertation avec la Région Ile de France et le STIF (tramway à prolonger, gare Eole, etc.)
 
-         Bien que la priorité soit à donner aux transports en commun, la mise en place d’un système de co-voiturage, soit par Internet, soit par un affichage en mairie pourra recenser les trajets et les horaires, de façon à mettre en relation des personnes faisant le même parcours.
 
-         La question des parkings gratuits à proximité des RER est peut-être à poser ?
 
-         Décourager la vitesse et les petits déplacements en voiture qui sont des facteurs de pollution et de déshumanisation. Développer les circulations douces piétonnes et cyclables avec peu de dépenses et une réflexion on peut faciliter de nombreux parcours et les rendre plus agréables. Veiller en particulier aux trajets cités écoles en portant une attention particulière au nettoyage des trottoirs et à leurs aménagements (Dans certains quartiers se promener avec une poussette entre les crottes de chien et les poteaux de toutes sortes est une gageure, il faudrait faire un examen pointu) Mais il faut reconnaître que dans l'ensemble les rues de Champigny sont propres. De plus faire travailler des handicapés pour leur entretien (comme c'est le cas à Coeuilly) est intéressant sous réserve qu'ils ne soient pas surexploités,
 
-         Nous élaborerons un règlement communal contre l’envahissement des panneaux publicitaires.
 
-         Nous développerons les actions de découverte de la nature et de l’environnement, notamment en milieu scolaire.
 
-         Nous prendrons en compte la dimension écologique, notamment la question de l’émission de gaz à effet de serre, avant toute décision municipale concernant les projets d’aménagement.
 
 
 
Propositions sur emploi et économie sociale et solidaire
 
 
La ville fait certes beaucoup pour l’emploi. Toutefois, elle pourrait faire plus en développant le volet économie sociale et solidaire, et l’encouragement aux initiatives économiques venant des micro-acteurs. Il s’agit non seulement d’accueillir des entreprises extérieures, mais de miser sur les potentialités des habitants.
Les rencontres organisées annuellement par A.Prigent en matière d’économie sociale et solidaire sont très importantes et intéressantes, mais ne débouchent pas forcément sur toutes les pistes évoquées ; il faudrait aboutir à une structure de liaison permanente et voir comment faire travailler ensemble les associations comme Emmaüs, les régies de quartiers, le Secours populaire, le C.A.T, les femmes relais du Bois l'Abbé. Finansol ou autre crédit solidaire, voire le micro-crédit et les structures coopératives, pourraient être consultées voire associées.
 
 
Pistes d’actions possibles :
 
  1. Mettre en place un système de parrainage pour faciliter l’accès à l’économique des habitants et des jeunes peu dotés en capitaux financiers et sociaux et voulant créer une activité
  2. Diagnostic des friches industrielles pour en étudier la reconversion éco-environnementale
  3.  Développer l’économie sociale et solidaire, en créant des services nouveaux à la population reposant sur la mobilisation des compétences des habitants et la réponse aux besoins sociaux non satisfaits : associations, coopératives, chantiers-jeunes, etc.…
Et en favorisant l’aspect solidarité et écologie, c’est-à-dire conjointement le développement des ressources humaines inemployées (chômeurs, jeunes à la recherche d’emploi et en échec scolaire) et des ressources naturelles soit inemployées, soit gaspillées, notamment dans les domaines de l’eau, de la propreté, des services aux personnes…Développer le micro-crédit et le soutien aux sociétés coopératives. La ville devrait développer ses achats auprès du secteur solidaire et coopératif.
4 – Mise à l’étude d’éco-quartiers autour des énergies renouvelables, de l’éco-construction dans le bâtiment…
5 – Priorité aux jeunes des quartiers discriminés à l’embauche dans le recrutement local dans la fonction publique
6 – Généralisation de la clause d’insertion favorisant l’embauche des habitants des zones défavorisées dans tous les marchés publics, et l’imposer aux entreprises fiscalement aidées en ZUS. (Doit-on continuer à encourager les zones franches compte-tenu de leurs effets négatifs sur le plan des exonérations de charges pour le déficit des comptes sociaux ?)
7 – Création d’un poste municipal chargé du suivi du recrutement d’habitants par les entreprises s’installant sur les zones d’activité
8 – Création d’une antenne locale de la HALDE et campagne de sensibilisation sur le problème des discriminations à l’embauche et les recours possibles par des panneaux d’information auprès des habitants et des jeunes, accompagnement pour les aider à déposer plainte.
9 - Quels commerces ?
S'il est difficile d'éviter la grande distribution tant la pression est forte il faut veiller à ce qu'elle ne prenne surtout pas plus d'ampleur alors que les propositions d'Attali présentent les plus gros dangers, Voir comment on pourrait développer notre pratique de distribution directe producteurs-consommateurs que nous avons développée, à petite échelle il est vrai, entre les associations Attac,Mescal, circuits-courts et un groupement de producteurs normands et qui fonctionne depuis plus de trois ans. Faire connaître ces expériences comme celle du C.A.T Pierre Souweine qui vend aussi des produits bios et qui fait du tirage de copies.
 
 
 
Propositions pour les jeunes
 
Privilégier la prévention:
 
- Sans vouloir fermer les yeux sur les problèmes créés par certains jeunes particulièrement désocialisés (souvent suite à une série d’échecs, scolaire, d’accès à l’emploi, mise à l’écart et stigmatisation suite à des incivilités, à de la petite délinquance…), nous partons de l’idée qu’il faut redonner à tous les jeunes, même les « jeunes à problème », des occasions concrètes de s’investir dans la vie locale, d’être reconnus, écoutés, aidés, soutenus, et d’exercer leur citoyenneté, tout en leur montrant un respect (ce qui n’est généralement pas le cas des services de police) et en leur en demandant un en échange. Mais la réciprocité s’impose.
La municipalité à cet égard ne fait pas rien. Elle a mis en place plusieurs dispositifs intéressants qui rencontrent un accueil favorable des jeunes. Mais elle peut faire encore plus.
Nous proposons :
1. Confier une mission sur l’intégration des jeunes à un expert comme Yazid Kherfi (spécialiste des solutions à apporter au problème des jeunes en crise ou en difficulté, consultant, auteur de « Repris de justesse »)
2. Ouvrir des espaces pour les jeunes, y compris le soir, et notamment des lieux autogérés ou tenus en association avec les jeunes ; Entre autres, un studio d’enregistrement est réclamé par les jeunes du Bois l’Abbé
-         3. Restaurer un code de conduite et de responsabilité collective de la part des parents et des adultes en général vis-à-vis des enfants (beaucoup à apprendre des villages africains et de nos traditions villageoises). Les retraités, chômeurs et personnes âgées doivent être sollicités car si certains franchissent le pas d'eux-mêmes, d'autres n'imaginent même pas qu'ils peuvent être utiles
4. Encadrement hors heures scolaire dans le maximum de cas où l'enfant n'est pas sous le regard des parents ou des adultes. Culture de proximité dès le plus jeune âge : sorties collectives, musées, spectacles, cours de hip-hop, danse, musique, dessin, d'arts plastiques, théâtre, salles de projection de proximité
-         Sports: terrains de proximité à multiplier et encadrement
5 .Mise en place d’une équipe d’intervention et de lien social, composée d’un responsable d’équipe, de 8 éducateurs mixtes, de 3 personnes du quartier (mères, pères, grands frères ou sœurs ou associatifs), avec un local, un minibus de 12 places et un budget annuel.
 
6. Elaborer un projet éducatif sur les rapports filles/garçons. Intervention du club 11/15 avec formation continue, organisation de débats filles/garçons, animés par les jeunes eux-mêmes, par ex tous les 1ers mercredis de chaque mois, et présidés tantôt par une fille, tantôt par un garçon, sur le fonctionnement du centre et le choix des activités du mois.
7. Mettre à disposition un budget participatif.
8. Organiser des rencontres adultes-jeunes afin de permettre à l’ensemble des habitants de retrouver une certaine maîtrise de la vie collective.
 
 
Education
 
1. Ouvrir une Ecole de la deuxième chance, avec le concours du Fonds social Européen, du Conseil Général et de la commune, en priorité sur Champigny (où l’échec scolaire est important), ou sinon sur le département.
2. Lutter contre la désectorisation scolaire, qui ne pourra qu’aggraver la ségrégation scolaire sociale et ethnique existante entre collèges des quartiers mixtes et collèges des quartiers populaires. Pour cela, favoriser les projets éducatifs innovants dans ces derniers, encourager le volontariat des enseignants par des incitations de tout ordre (logement notamment) et le développement de pédagogies alternatives en liaison avec le Rectorat. (Vision naïve d’un administration pour qui seule la comptabilité de la LOLF compte…).
La question de l’architecture scolaire de qualité en ZEP, et d’un travail de mixité sociale dans les cités me paraît plus accessible…
3. Mettre en place des actions spécifiques sur l’échec scolaire,mise en place d’une commission avec des enseignants et parents d’élèves et consultants extérieurs, et renforcement des moyens sur cette question cruciale qui doit être une priorité, le Val de Marne et Champigny souffrant de taux élevés d’échec scolaire. Pour moi la municipalité a mission d’aider à la lutte contre l’échec scolaire pendant le temps scolaire. Les heures sup. pour les élèves en difficulté, me semble une idée inefficace et improductive. Les subventions espérées dans le cadre de la négociation avec la préfecture du Projet de Réussite Educative doivent être utilisées pour proposer des activités culturelles, éducatives et sportives gratuites aux élèves les plus victimes des inégalités sociales.
  1. Mettre en place un tutorat, d’aides financières pour les jeunes scolarisé. Lutte pour l’offre scolaire la plus complète pour les lycéens campinois et pour le plus haut niveau de qualification pour tous.Renforcement des moyens de la mission locale
  2. Remboursement des frais d’inscription, de transport et d’hébergement pour les concours de la fonction publique.
  3. Appuyer/accélérer le programme de réhabilitation/reconstruction des écoles primaires de la ville.
  4. Mettre en place une vraie commission extra-municipale de l’enseignement réunissant tous les personnels et parents volontaires. Commission extra-municipale qui pourrait éclairer les choix municipaux dans bien des domaines :
    1. Raccourcir les délais d’interventions techniques sur les écoles (Entretien, aménagement des cours et des bâtiments)…
    2. Plan de recrutement, formation et titularisation des personnels de surveillance de cantine.
    3. Développement des classes de découverte. Re-discussion démocratique de la règle d’attribution, imposée aux équipes par la mairie et l’administration.
    4. ASTEM en maternelle.
  5. La question du logement est cruciale chez un certain nombre de personnels de l’Education. La disparition progressive des logements de fonction, amplifie les difficultés. Avoir des équipes stables dans les établissements, est un facteur de réussite scolaire en particulier en ZEP. Donc tous les logements de fonction (instits) récupérés par la municipalité pour améliorer le cadre scolaire doivent remplacés par un nombre équivalent de logements sociaux offerts aux personnels de l’éducation. Dans ce cadre, la commission d’attribution (mairie/syndicats) doit être réunie à chaque fois que nécessaire, et non mise devant le fait accompli (même si ce fait accompli est correct).
  6. Création d’un CMP sur le quartier de Coeuilly. Pour les aider à aller mieux, certains enfants ont besoin de consulter des spécialistes : psy, orthophonistes etc. Les délais d’attente pour un premier rendez-vous sont extrêmement longs : plusieurs mois. De plus le CMP de Champigny se trouve en bas (ex terrain d’air Liquide). Pour les familles du Bois l’Abbé et des Mordacs qui n’ont pas d’autres solutions que le bus, cela augmente les difficultés. Une antenne CMP à Coeuilly serait accessible à pied. Le choix de Coeuilly éviterait de stigmatiser un peu plus les cités proches.
 
 
Propositions en matière de sécurité
 
 
 
S'il faut mettre le paquet sur la prévention, il faut refuser toute démagogie et s'occuper de manière privilégiée des cas difficiles avec un réseau d'éducateurs spécialisés ce qui entraîne des investissements lourds qui doivent être arrachés à l'Etat.
S'il faut refuser une police municipale, il faut par contre mettre en place des éducateurs pour bien drainer le terrain, venir en aide, signaler les difficultés particulières afin de prévenir les dérives.Les sorties descollèges créent parfois un certain sentiment d’ « insécurité » pour les élèves et adultes présents. La présence d’Educateurs de prévention permettrait qu’un « chahut » adolescent ne dégénère pas et que les moments de tension réels qui existent soient anticipés et prévenus.
Nos propositions :
  1. Privilégier la prévention
  2. Intervenir auprès des services de police pour demander qu’ils exercent leur surveillance des jeunes avec respect et mesure (pas de tutoiement ni d’insultes racistes de leur part, cessation des contrôles d’identité humiliants à répétition des mêmes jeunes…), qu’ils privilégient la prévention et l’écoute, qu’ils se concentrent sur les missions essentielles de chasse aux vrais délinquants et cessent de se comporter à l’égard des jeunes de banlieue comme une police d’occupation poste-coloniale. Demander une sensibilisation des services de police à la lutte contre les discriminations par des formations adéquates.
  3. Création d’un groupe citoyen de contrôle de la police, autorisés à être physiquement présents auprès des forces de l’ordre pour limiter les dérives.
  4. Redéploiement de la BAC d’un niveau départemental vers un niveau communal ou intercommunal, pour la rapprocher d’une police de proximité.
  5. Assurer un service municipal qui aide à se réinsérer les jeunes ayant commis des faits de petite délinquance, usage modéré de haschich, résistance aux agissements policiers traduits par l’inculpation d’ « outrage » et souvent « rébellion » - il faut savoir que c’est l’une des causes d’inculpation et de peines de prison qui augmente le plus, les policiers traduisant toute résistance en outrage et rébellion et demandant systématiquement des dommages et intérêts)
 
 
Discriminations face à l’emploi
 
Création d’une charte
-                           Les conditions d’accès à l’emploi, à un stage, critères de sélection, conditions de recrutement, conditions de mutation ou de reclassement et promotion professionnelle
-                           La rémunération
-                           L’accès à la formation
-                           Les conditions de travail
Cette charte est ensuite déclinée par « un accord sur les procédures mises en œuvre en cas de recours exercé dans le cadre de la charte pour la prévention de toute forme de discrimination illicite dans l’entreprise ».
 
Réseau d’échange et de réflexion sur la diversité
-                           Création d’un réseau d’échange et de réflexion pour faire avancer le thème de la diversité et notamment l’égalité homme/femme sur le terrain.
Objectifs :
Faire progresser la réflexion et l’action en s’appuyant sur les savoirs et les expériences des membres du réseau qui sont également source d’information sur les bonnes pratiques mises en place et qui pourraient être partagées. Le réseau est aussi l’un des vecteurs de communication permettant de diffuser l’information dans l’environnement de travail.
L’idée étant de créer des groupes de travail par thème avec pour objectif de produire des actions concrètes. Edition d’une lettre d‘information spécifique permettant de maintenir le lien entre les membres du réseau. Ce support d’information permettra de partager et faire progresser les réflexions et apportera des éléments d’actualité du réseau. Des rencontres avec les entreprises par exemple peuvent être organisées avec des personnalités d’autres entreprises ou du monde de la recherche pour avoir un regard sur ce qui se passe ailleurs, échanger sur d’autres expériences et avoir des clés de compréhension partagées. Pourquoi ne pas créer également une délégation de lutte contre les discriminations ?
 
 
Droit de vote des résidents étrangers
 
Depuis une vingtaine d’années, différents sondages montrent une évolution favorable de l’opinion publique sur la question. Au niveau des partis de gauche, il n’y a plus de divergence sur le principe d’une participation aux élections municipales depuis longtemps. Les centristes se sont prononcés pour le droit de vote aux élections locales. A droite, après d’autres personnalités, Nicolas Sarkozy se prononce en 2005 lui aussi en faveur du droit de vote des non-communautaires aux municipales. Candidat à l’élection présidentielle, il n’a pas repris cette proposition dans son programme en estimant que ses troupes n’étaient pas prêtes. En 2006, sept maires communistes de la région parisienne ont organisé dans leur commune des référendums auxquels tous les étrangers qui le souhaitaient pouvaient participer. Il faudra qu’après les élections locales de mars 2008, de nombreuses communes prennent des initiatives similaires.
 
Aux élections en France: des candidats de la diversité plus nombreux… mais peu d’élus :
En 1993 et en 1997, une trentaine de candidats aux législatives étaient d’origine maghrébine et presque tous comme représentants de partis d’extrême gauche ou communautaires (France Plus) éliminés au premier tour. En 1997, Kofi Yamgnane, secrétaire d’Etat à l’intégration, d’origine togolaise est élu dans le Finistère pour le PS. Il n’est pas réélu en 2002 ni les autres candidats, Vert, PS ou UMP ayant accédé au second tour.
En 2007 les candidats issus de l’immigration ou des départements d’Outre-mer présentés dans les grandes villes métropolitaines et leurs banlieues sont nombreux, davantage dans les partis situés à la gauche du PS mais aussi dans les autres partis représentés dans l’Assemblée nationale sortante. Dans la circonscription d’Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, 7 candidats sur les 20 du premier tour sont d’origine maghrébine, ils n’étaient que 2 sur 15 à l’élection de 2002. Dans la circonscription de Roubaix Ouest, ce sont 7 candidats sur 13 en 2007 contre 4 sur 15 en 2002 à avoir des parents immigrés. Au total, même si le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) ne dénombrait que 19 candidats "noirs", il y a eu près de 200 candidats issus de l’immigration présents au premier tour des législatives 2007
L’UMP et le PS ont présenté en métropole une trentaine de candidats de la diversité mais trois seulement dans une circonscription déjà détenue par leur parti, et, dans deux cas, un dissident du même parti s’est présenté et a été élu. L’IFOP, après une comparaison entre les circonscriptions attribuées par le PS à ces candidats et les autres circonscriptions en concluait que "les candidats socialistes issus de la diversité ont dû faire face à un terrain électoral moins favorable". 17 des candidats du PS, 6 de l’UMP et 1 communiste dont accédé au second tour. Deux candidats socialistes ont été élus, avec une confortable majorité, George Pau-Langevin d’origine guadeloupéenne à Paris et Henri Jibrayel élu à Marseille où il est né de parents immigrés libanais.
Les autres candidats de la diversité présents au second tour ont fait des scores inférieurs de 2 à 8% au résultat obtenu un mois auparavant par leur candidat à la présidentielle dans la même circonscription. Représentants politiques : Des élu(e)s qui ressemblent à la population et non plus en terme de copinage !
 
La lutte contre les discriminations est un sujet qui touche tous les domaines, jusqu’au recrutement de nos cadres en mairie. Quelles sont les positions de D. Adenot ?
Dans « Champigny notre ville » de décembre, il est écrit qu’il y à des permanences contre les discriminations mais je ne sais pas depuis quand ? Qui est au courant ? Ce mensuel est une suite de bonnes intentions, en gros : «  Moi le Maire, je réponds à toutes les questions que les habitants m’ont posées, Regardez j’ai fait çà. » Mais qu’en est-il réellement des propositions des habitants ? Une habitante a proposé il y a quelques années une note au Bureau Municipal qui s’intitulait « Champigny lutte contre les discriminations », on attend encore la suite…
Conclusion : organiser un référendum local ?
 
 
Migrants
 
C'est un domaine particulièrement important où la ville a développé des actions importantes et courageuses (office des migrants, parrainages républicains, soutien aux sans papiers…). La directrice de l'Office des migrants fait un travail énorme mais est-elle suffisamment épaulée? Certainement pas à la hauteur des besoins.
Développer le soutien à l’alphabétisation, car il faut aider les analphabètes et encourager les mères de familles à sortir de chez elles, ce qui leur donne de l'assurance et de la confiance et se répercute sur le comportement de leurs propres enfants et de leurs conjoints. Il est capital de développer ce travail et d'avoir des exigences vis-à-vis des formateurs.
 
 
Femmes
 
Lutte contre les violences faites aux femmes
 
Obliger les bailleurs à mettre à disposition des appartements (à chiffrer avec le réseau de lutte contre les violences familiales) pour les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants, le temps de se reconstruire.
 
Les femmes et le sport
Créer une véritable politique municipale. Pour des raisons de disponibilités, de distance, d’horaires, certaines filles ne peuvent pratiquer un sport.
Exemple : le handball féminin.
 
 
 
 
Propositions en matière de handicap
 
La politique municipale doit se développer sur quatre axes :
 
  1. L’information
 Les différentes lois régissant le secteur médico-social et notamment celles de 2004 et 2005 sont mal connues des personnes handicapées et de leurs familles. Nous proposons d’améliore l’information en instaurant dans les CCAS un pôle d’information et de soutien pouvant guider les personnes en cas de litige avec les administrations et établissements d’accueil.
  1. L’habitat
Nous proposons un pôle chargé de donner son avis dans la construction de logements sociaux et les logements privés pour mieux les adapter à l’accueil de handicapés : passage adapté, accessibilité étudiée, priorité aux appartements les plus adaptés aux besoins de la personne (parfois en RDC, etc.…)
-                           Favoriser l’accès au logement d’adultes déficients
-                           Permettre aux résidents déficients intellectuels de mener à bien leur projet d’intégration sociale en favorisant un accès au logement
-                           Accompagner les adultes résidents vers une vie plus autonome
 
  1. Les maisons de retraite
Prévoir dans les projets d’établissements une section médicalisée
 
  1. La mobilité et l’accessibilité
Les actions favorisant l’accessibilité aux services publics et aux transports devront être amplifiées et devront devenir la règle pour les travaux de voirie ou touchant les locaux publics.
Les personnels des services publics seront formés au langage des signes.
 
 
 
Politique foncière et du logement
 
La ville a fait un travail important dans ce domaine pour empêcher la mainmise des promoteurs sur les terrains comme c'est le cas dans certaines villes voisines. C'est un problème difficile car très encadré par la réglementation nationale et la tutelle des préfets.
Les conditions de financement par l'     Etat sont draconiennes et poussent à favoriser le privé.
C'est surtout à l'échelle nationale que des pressions doivent être exercées. Il faut absolument que des sanctions très dissuasives, allant jusqu’à l’inéligibilité, soient imposées aux communes, comme Neuilly sur Seine mais aussi toutes les communes de droite qui nous entourent, qui ne respectent le taux de 20% de logements sociaux imposé par la loi SRU.
Il faut également faire pression pour que le préfet exerce le droit de réquisition de logements ou bureaux vides pour les attribuer au logement social et d’urgence afin de résorber le nombre de SDF, de mal logés, d’hébergés.
Sur la commune, des propositions sont avancées, outre ce qui est déjà fait :
Maintenir et amplifier un programme de construction de logements sociaux (à taille humaine).
 1 - Comment fonctionnent les commissions d'attribution? Quelle transparence? (Ceci pour le faible quota de logements revenant à la ville dans les programmes aidés, le reste étant affecté par le patronat et l'Etat, ne l'oublions pas). Rappelons que les financements se répartissent: en fonds propre des villes ou de leurs opérateurs, de la Caisse des Dépôts, du 1 % patronal (qui est loin d'atteindre ce taux dans la réalité), et parfois de la Région, de la CAF etc.…
 2- Devant la gravité de la crise du logement il faut favoriser les démarches collectives, d'achat de terrains, de matériaux, et de construction même (castors...) Il y a là un immense champ de déploiement possible des solidarités pour associer des ouvriers, des architectes et des promoteurs (Emmaüs en est un ex) mais il faut les susciter et les accompagner.
 
 
 
Démocratie locale et Vie associative.
 
Nous avons, il faut le dire, beaucoup de facilités en prêt de salles, en tirage de copies, en matériel, dans les festivités de la ville et du département et aussi de la considération. Mais nous n'avons pas trouvé, et cela regarde peut-être les associations elles-mêmes, le moyen d'échanger, de développer des activités communes, voire un lieu d'expression spécifique. Pourquoi pas un site des associations ou un journal ou une radio associative ? Ou des pages réservées dans Champigny Notre ville ? La ville pourrait y contribuer tout en respectant leur indépendance. Sur ce dernier point il faut exiger un changement d'attitude car à plusieurs occasions les élus ou certains de leurs représentants ont eu tendance à vouloir contrôler. Il est parfois nécessaire et utile que la municipalité prenne l’initiative d’un rassemblement sur une question d’actualité (Cf. Sans papiers). Prioritairement, elle doit favoriser l’autonomie du mouvement social. Donc elle ne doit piloter un collectif que si les mouvements syndicaux et associatifs n’y arrivent pas.
Nommer au moins un élu en charge de la démocratie locale pour impulser le développement de d'actions et de modes de fonctionnement qui encouragent la participation des citoyens de la ville :
·         Développer les conseils de quartiers qui incluent des associatifs et citoyens avec des rendez-vous réguliers (au moins 1 fois par mois)
·         Mettre en place 3 nouveaux conseils municipaux « citoyens »:
·         1 conseil municipal des écoles
·         1 conseil municipal des jeunes
·         1 conseil municipal des seniors
·         Créer un conseil consultatif budgétaire (en s'inspirant notamment de l'exemple de Pont de Claix) composé de 35 « citoyens ordinaires » tirés au sort sur les listes électorale sur chacun des bureaux de vote et 11 représentants des conseils municipaux « citoyens » qui devra être consulté plusieurs mois avant les décisions annuelles sur le budget municipal et devra remettre un avis facilement consultable par la population.
Sur l'exemple de Pont de Claix, mettre en place un Fond de Participation des Habitants de 50 000 € par an destinée aux projets (culturel, sportif, etc.) favorisant la convivialité, la solidarité, les rencontres inter-générationnelles (exemples : inviter vos voisins autour d'un pot, organiser un voyage avec les familles du quartier, créer un vide grenier ou une soirée conte, un concert ou un repas de quartier). Le Comité d'attribution du FPH est constitué d'habitants qui sont seuls juges. Il se réunit tous les mois et demi et délibère immédiatement, le financement est alors disponible dans la quinzaine.
 
 
 
Budget
 
Cela nous concerne tous et si la présentation annuelle aux associations est très méritoire, elle est faite à la sauvette sans laisser le temps de la réflexion et de l'investissement. Tous les documents doivent être accessibles sur le site de la ville et communiqués suffisamment à l'avance pour une étude sérieuse. Le projet doit faire l'objet d'une vaste concertation décentralisée avant d'être ficelé. C'est un moment privilégié d'éducation populaire et de prise de conscience des contraintes imposées par l'Etat mais également d'exigence pour la transparence de sa gestion.
 S'il est incontournable qu'une grande part soit gérée par les élus et leurs services, il est possible d'en décentraliser une partie au niveau des quartiers. Cela suppose une attitude ouverte des élus, mais aussi responsable de la part des habitants et des associations. La subsidiarité doit être pensée et appliquée.
 
 
 
Services (au) publics
 
Nous nous associerons à toute démarche ou action pour leur défense et leur promotion afin de peser et d'exprimer nos exigences, y compris sur le fonctionnement des services dépendants de la ville (par exemple les dispensaires). Il faut aussi que les usagers soient régulièrement consultés sur l’efficacité des services publics, en veillant à contenir toute démagogie. La ville s’oppose d’ores et déjà aux coupures d’eau et d’énergie pour les personnes démunies, ceci doit être généralisé à tous les fluides. Les personnes âgées aux faibles ressources devraient être aidées à payer la redevance de télévision dans la mesure où celle-ci est souvent le seul ou un important lien de la personne âgée avec l’extérieur.
 
 
Eau
 
La facture se décompose en 4 parties : eau, assainissement, redevances à divers organismes, et taxes. Le Maire est signataire de l'appel des maires du SEDIF (144 communes d'Ile-de-France, propriétaire collectif des installations)) à leurs collègues pour que soit étudié le retour en régie publique. Mais il y a de fortes résistances car les enjeux financiers occultes sont énormes, Que Choisir estime que nous payons l'eau 2,5 fois trop chère. Santini président du SEDIF est aussi président de l’Agence de bassin Seine Normandie. C'est un pouvoir énorme et les connivences avec le délégataire (la multinationale Véolia) sont évidentes. Celle-ci, héritière de Vivendi et de la CGE, est accusée de n'avoir pas utilisé les provisions pour travaux payées par les usagers, et les réseaux sont dans un état de vétusté lamentable Cela va nous coûter très cher. Sans parler des prix excessifs de remplacement des branchements et des corruptions tous azimuts ....C'est ainsi que se sont constitués de véritables empires financiers, industriels et médiatiques à l'échelle mondiale, en ponctionnant les deniers publics et en exploitant leurs sous-traitants. Cette lutte contre une multinationale de tout premier plan est d'une grande importance, De son côté, Delanoë vient de déclarer que, s'il est réélu, il mettra en place un opérateur public unique à la place des sous-traitants de Véolia et de la Lyonnaise mis en place par Chirac. Est entre autres évoquée l’hypothèse (parmi d'autres formules) d'une régie unique Paris plus SEDIF. Il reste que l'assainissement est déjà en régie publique et que sa gestion est également abusive d'après Que Choisir. Donc les usagers et leurs représentants doivent obtenir, quel que soit le mode de gestion futur, un contrôle renforcé des usagers et de leurs représentants
Parmi les revendications de l'ACME et d'ATTAC :
-                   La fin des réductions encourageant les gaspillages. Neuilly-sur-Seine bénéficie d'une réduction de plus de 50%
-                   L'attribution gratuite ou à très bas prix d'une quantité d'eau minimale pour tous ou pour les plus démunis
-                   Une réduction immédiate du prix de l'eau de 20%, etc.....
 L'action engagée par les maires doit être soutenue et nous devons trouver d'autres forces pour s'associer aux initiatives du groupe ATTAC pour sensibiliser l'opinion, Nous venons d'envoyer environ 200 signatures qui s'ajoutent aux 2500 recueillies sur le site de l'ACME (président J.L.Touly,)
 
 
Quelle intercommunalité?
 
Cette question doit être analysée sans esprit de clocher pour des secteurs tels que les déchets, les équipements destinés aux quartiers limitrophes, les jardins ouvriers ; il faut se préoccuper de l'avenir de la plaine des Bordes où se déroule depuis deux l'expérience du jardin des Bordes animée par Florence Jacquiau et à laquelle participent des copains d'Attac.
 Que va devenir le Bois de Gaumont, sur les communes de Villiers et de Pontault-Combault, qui ne doit en aucun tomber dans l’escarcelle des promoteurs privés? C'est semble-t-il une question qui relèvera de la Région
 Quelles complémentarités entre les politiques du Conseil général (on sait que l'existence des départements est elle-même menacée), de la Région et de la ville?
 Nous venons de découvrir la construction d'un immense équipement d'assainissement en bordure de Marne sur la commune de Noisy-le-grand (?) qui est une opération du SIAAP. Je ne suis pas sûr que la technologie adoptée soit la mieux adaptée sur le plan écologique, d'autant qu'il est question d'incinération, Quelqu'un peut-il nous renseigner parmi les organisations écolos?
 
 
Autres propositions
(À développer)
 

Publié dans Programme

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